Voilà 2 mois que j’utilise l’appareil photo Fujifilm X-T20 et un retour d’expérience de ce test du X-T20 s’impose. Si vous me suivez depuis un moment, vous savez sûrement qu’un de mes boitiers principaux est le X-T2. Je considère mon Fuji xt20 comme un appareil secondaire et pourtant, il n’y a pas un jour qui passe sans que je sorte avec lui pour shooter un peu. Les remarques du test que vous allez lire dans cet article vous apporteront des précisions quant à l’utilisation de ces deux boitiers que je compare forcément l’un à l’autre dans mon utilisation quotidienne. Voici donc le Fuji xt2 vs xt20 après 2 mois d’utilisation ou quelles sont les 3 différences majeures à noter entre les deux hybrides ?

Le viseur du X-T20

Qu’on se le dise tout de suite : le viseur n’est pas à proprement parler un viseur. J’avoue : je jette un pavé dans la mare. Pourtant, je l’avais annoncé dès ma première utilisation dans la première vidéo Youtube et dans l’article Test Fujifilm X-T20. Je vous le confirme aujourd’hui : le viseur électronique OLED 2 360 000 points, qui est circulaire sur le Fuji xt20, n’est pas commode du tout. Il est très petit et il est donc difficile de viser à travers ce dernier comme j’ai l’habitude de le faire en utilisant mon X-T2. Je vous laisse imaginer si vous portez des lunettes, c’est encore pire. Il est juste impossible d’approcher vos verres de ce viseur très étriqué. De plus, je trouve que l’image n’est pas nette et le contraste des couleurs plutôt moyen si vous faites vos réglages et prenez vos photos par ce biais.

Quelle est donc l’alternative ? Contrairement au Fujifilm X-T2, il va falloir prendre vos photos à travers l’écran. Personnellement, je n’utilise pratiquement que le digital avec ce boitier. Toutes les infos et options sont quasiment disponibles à travers le menu digital de l’appareil photo. Sur l’écran, l’image est nette et reprend le même capteur APS-C X-Trans III de 24,3 Mpx que son grand frère le X-T2. 

La poignée Fuji de ce « mini X-T2 »

Nettement plus allégé que son grand frère, le boitier nu du X-T2 pèse 333g. Il est clair que Fujifilm a fait dans le compact pour cet appareil photo. Cela se voit à l’oeil nu quand on compare les deux boitiers mais surtout cela se confirme quand vous prenez l’appareil en main. La poignée côté droit n’est pas la plus large du marché : 3 cm à peine ce qui est assez réduit pour être tout à fait honnête. Elle est particulièrement peu prononcée. En résumé mieux vaut avoir de petites mains pour tenir l’appareil photo sans avoir peur de le faire tomber. La prise en main reste toutefois assez sûre avec la présence d’un revêtement caoutchouc agrippant qui fait le travail.

Mon retour d’expérience sur ce test du X-T20 me montre, par contre, les limites de ce boitier léger. Si vous avez l’intention de travailler avec des focales plus longues, donc plus lourdes, il vaut mieux oublier la notion de flexibilité qui atteindra ses limites dans ces conditions. La légèreté et la compacité du boitier ne permettent pas de tenir l’appareil à une seule main quand on monte des focales qui peuvent peser, par exemple, le poids du boitier nu. Prenons l’exemple extrême dans le cas d’une focale Fujifilm X-F100-400 : dans ce cas, on ne voit même plus l’appareil ! J’exagère, et pourtant, même si il est tout à fait possible d’utiliser tous les objectifs de la gamme sur le Fujifilm X-T20, vous serez obligé de tenir votre appareil à deux mains pour ne pas qu’il soit déséquilibré et qu’il penche à l’avant.

Test X-T20 : le buffer

Pour ce test X-T20, je reste, là aussi, sur ma faim quand il s’agit du buffer. On ne parle pas beaucoup de cette caractéristique des appareils photo et pourtant le buffer, appelé aussi mémoire temporaire de l’appareil photo, est un aspect à ne pas négliger. Cette mémoire est particulièrement mise à contribution lorsqu’il s’agit, notamment, d’utiliser le mode rafale.

Lors de prises en rafale, j’ai été très étonné de me retrouver avec une mémoire pleine très rapidement. Au bout de 3 secondes maximum, l’appareil s’arrêtait car il « n’en pouvait plus ». Contrairement au X-T2, il me faisait stopper ma prise en rafale prématurément. Les performances sont donc bien différentes. Sur le papier Fujifilm annonce qu’avec l’obturateur mécanique réglé à 8 ips, le X-T2 peut déclencher, par exemple, 83 images JPEG quand le Fuji X-T20 ne peut en gérer que 62. En réalité, comme je vous le disais, il est en surchauffe au bout de 3 secondes et malheureusement, l’appareil photo X-T20 n’est pas compatible avec les normes de carte les plus rapides. Il est difficile de compenser ce point, il faut juste faire avec.

Quelques dernières remarques à savoir : la molette des ISO que l’on trouve sur le X-T2 ne manque pas du tout sur l’appareil X-T20 et la molette correction d’exposition sur le X-T20 est un super atout que Fujifilm devrait garder pour tous ses appareils. Je vous conseille encore d’utiliser le plus possible l’écran digital qui réagit très bien et qui est particulièrement précis. Personnellement, j’effectue mon réglage collimateur avec le doigt en choisissant 325 points et point unique. J’utilise systématiquement cette configuration et, croyez-moi, je me régale ! 

Soyons clair, les quelques remarques exprimées ci-dessous ne sont que des bémols qui résultent de mon retour d’expérience de ce test XT20 après deux mois d’utilisation intense. Je ne souligne que quelques points personnels quant à ma propre expérience utilisateur. Je pense qu’il est nécessaires de savoir ces petites choses avant d’acheter votre appareil Fujifilm. Ceci dit, je tiens à préciser que cela n’enlève en rien tout le bien que je pense de cet appareil photo. L’hybride Fujifilm X-T20 est un excellent appareil dont la qualité des photos est en tout point égale au X-T2. Je ne vois absolument aucune différence de qualité entre les photos de l’un et de l’autre. Le piqué est toujours aussi bon et les images restent largement exploitables jusqu’à 12 800 ISO. Bref, ce test du X-T20 est plus que concluant !