Fujifilm vient de sortir une nouvelle focale fixe : XF16 2.8, objectif compact, tropicalisé et proposé à prix abordable ! Objectif idéal pour de la photo de paysage, de rue ou même la vidéo. Faut-il craquer ? On va voir ça dans ce test.

Nous allons tester dans ce test :

  • Le piqué
  • La distorsion
  • Les aberrations chromatiques
  • L’autofocus
  • Le flare
  • Soleil en étoile

La vidéo « Test Fuji XF 16mm f2.8 »

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Le script de la vidéo « Test XF16mm 2.8 »

→ Attention, je vous aide en vidéo et le texte ci-dessous n’a pas vocation a être lu car il a été généré automatiquement. Intéressez-vous plutôt à la vidéo ci-dessus donc 🙂

Bienvenue dans cette vidéo. Aujourd’hui, on fait le test du 16 mm 2.8 qui est le dernier né de chez fuji. Si on regarde son doux nom sur la boîte, c’est un 16 mm f 2.8 RW. Comme vous pouvez voir, on est dans la gamme des objectifs compacts de chez fuji. Ce 16 mm 2.8, il vient justement combler un manque de grand-angle dans cette gamme d’objectifs compacts. On a maintenant un 16 mm 2.8, un 23 mm f2, un 35 mm f2, un 50 mm f2 et dans le même ordre de taille, on peut aussi inclure le 35 mm 1.4. Ce sont des objectifs compacts qui vont s’allier avec n’importe quel objectif boîtier de chez fuji.

Objectif paysage compact

Alors aujourd’hui, on s’intéresse principalement au 16 mm 2.8. Physiquement, vous pouvez voir qu’on est sur quelque chose d’extrêmement compact. Il se paye le luxe d’être le plus compact des objectifs compact. Donc, évidemment en excluant les pancakes. Si on regarde son nom, on est sur un super EBC, donc traité anti flair et compagnie. 16 mm 2.8 R, cela veut dire qu’on a une bague pour régler l’ouverture.

C’est assez typique chez fuji. Donc ici, on est sur une bague graduée jusqu’à 22, avec une position automatique. Et on est à WR, c’est cela la force de l’objectif, c’est qu’on est sur un objectif tropicalisé prévu pour résister aux intempéries. C’est quelque chose qui manquait chez fuji. On avait du mal à avoir un grand temps qui résistait aux intempéries. Donc là, cela se matérialise par un joint ici au cul de l’appareil photo qui va justement venir s’écraser sur le boîtier et ce qui va créer justement cette étanchéité là qui fait la spécificité de cet objectif-là.

Présentation physique

On peut voir, on a une bague de mise au point qui est extrêmement petite. Il ne faut vraiment pas avoir des gros doigts, elle est un peu souple. Mais bon globalement, on est sur un objectif compact en métal extrêmement bien construit. Tout cela, cela pèse que 155 g. Donc, c’est extrêmement, extrêmement, extrêmement compact. En plus de tout cela, on a une distance de mise au point de 17 centimes. Donc, c’est extrêmement court comme distance de mise au point. Cela va vous permettre de faire absolument ce que vous voulez avec ce joli caillou. Vous allez pouvoir vous faire des plans rapprochés si vous avez envie de certains objets, de créer une séparation des plans. Tout cela, vous allez parfaitement pouvoir le faire.

Autofocus de qualité

On est sur un moteur autofocus moderne qui va vraiment répondre au doigt et à l’œil à tout ce que vous allez lui demander, que ce soit en photo ou en vidéo, c’est extrêmement fluide, extrêmement rapide et extrêmement silencieux. Donc vraiment absolument rien à reprocher à cet autofocus-là. Franchement, cela répond au doigt et à l’œil, on ne demande pas plus. Concrètement si on regarde quelques photos sur l’ordinateur, on va s’apercevoir qu’on est sur un objectif qui délivre dès 2.8 un bon piqué. Alors quand je dis bon piqué, c’est à prendre entre guillemets, c’est-à-dire qu’il va exister beaucoup mieux à 2.8. On est sur un objectif si on le compare aux autres qui sont un peu mous à la pleine ouverture, mais globalement on est à un niveau de décence largement dépassé et c’est suffisant si vous n’êtes pas extrêmement exigeants sur vos photos.

Ouverture 2.8

Ici, je parle vraiment de la grande ouverture. Là, je vous montre deux photos qui sont prises à grande ouverture. Si je zoome à 1.1, vous pourrez voir que quand même, je pense qu’il y a quelques années cette qualité-là était largement suffisante, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas aujourd’hui. Pour moi, c’est largement suffisant et c’est ce que j’appelle largement au-dessus du niveau de décence. C’est-à-dire qu’on ne va pas se déconseiller de prendre des photos à 2.8 même si on sait que le piqué, il est un peu en retrait.

Test du piqué

Si on regarde des mires, on va s’apercevoir que oui effectivement entre 2.8 et 5.6, alors ici c’est une vraie photo en plus que j’avais faite, on va s’apercevoir, regardez, entre la photo de gauche et la photo de droite, c’est clair et net, on a une vraie progression du piqué et on voit que la photo à 5.6 délivre plus de détails que la photo à 2.8. Donc cela, c’est plutôt intéressant aussi. Cela veut dire qu’il est capable d’élever son jeu et que malgré un piqué en retrait à 2.8, on arrive quand même à retrouver un piqué d’excellent niveau à 5.6 qui sera sa meilleure ouverture.

Cet objectif-là est la raison qui fait que parfois le piqué est en retrait, c’est principalement dû à la distorsion. Alors attention, on est un peu dans le même cas que le 8/16 si vous connaissez le dossier, c’est-à-dire qu’on est sur une distorsion qui est toujours corrigée chez fuji. C’est-à-dire vous n’avez jamais de problèmes de distorsion lorsque vous regardez une photo, vous avez une distorsion qui est parfaitement corrigée. C’est valable aussi bien en Raw qu’en Jpg.

De la distorsion corrigé

Mais quand on regarde un peu ce qui se passe sous le capot et qu’on regarde le fichier brut, alors il faut faire une petite manipulation, vous ne pouvez pas le voir de base ce fichier brut, on va s’apercevoir que voilà la distorsion telle qu’elle est réellement à 2.8, comme vous pouvez voir, on est sur une correction des distorsions qui est relativement importantes entre les deux. Et en fait c’est cette distorsion qui est assez prononcée, on voit bien que les bords sont en retrait. L’avant lui, il est proéminent et qu’en fait il y a une distorsion à faire, une correction du champ qui est quand même assez importantes sur toutes les parties de la photo et lorsqu’on fait cette correction-là, automatiquement sur l’appareil photo, on vient perdre un peu en piqué et notamment à 2.8. C’est cela qui vient abîmer le piqué.

Donc tout cela pour dire que cette distorsion, malheureusement, elle va perdurer quand même, même au fur à mesure que vous fermez l’ouverture de l’objectif, vous gardez cette distorsion. Clairement ici par exemple, je vous montre soit, je vais prendre toutes les photos avec la distorsion et on va s’apercevoir que là, vous voyez, là ici de 2.8 à f4 à f5.6, à f8, à f11, la distorsion finalement, elle n’est jamais vraiment corrigée et cela va être elle finalement qui va venir limiter le piqué de cet objectif.

Encore une fois, cette distorsion, elle est parfaitement invisible pour quelqu’un qui ne va pas fouiller dans les fichiers Raw. Elle est corrigée. Donc les fichiers que vous avez au final en sortie de l’appareil photo Raw ou Jpg sont corrigés en distorsion. Donc, vous n’avez pas à cet effet-là et la photo que vous allez obtenir, ce n’est pas du tout celle-là, c’est celle-là. Donc pas de problème sur cela, vous n’aurez pas des lignes complètement déformées sur cet objectif-là. C’est juste que je voulais comprendre pourquoi le piqué parfois été un peu en retrait. Et en fait il est un peu en retrait tout simplement parce qu’on passe d’une photo avec pas mal de distorsion à une photo corrigée et la correction abîme le piqué.

Un bon piqué

Pour autant, on a vu qu’à 5.6 l’objectif était capable de réellement élever son niveau. Je vais vous le remontrer ici sur cette photo-là. Si je zoome à 100%, on voit une belle progression entre l’image de gauche et l’image de droite. Je ne sais pas si cela passe bien sur YouTube, je vais zoomer à 200% pour que je sois sûr que cela passe bien, pas sûr que cela passe. Alors qu’est-ce que je voulais vous montrer d’autres sur cet objectif-là. C’est un objectif qui est sujet aux aberrations chromatiques. Donc, si vous avez lu d’autres tests, vous avez probablement vu. Les aberrations chromatiques par exemple, on les voit ici, on voit qu’on a comme un scintillement tout autour des chiffres, aussi autour de l’auto, aussi autour du on, qui disparaît assez vite.

À f4, il n’y en a quasiment plus et lorsqu’on arrive à 5.6, c’est un problème qui est complètement corrigé. Donc là aussi, on en voit un peu l’auto, il a comme une bordure en fait bleue qui s’est ajouté. On le voit bien quand on zoome. Cela, c’est ce qu’on appelle des aberrations chromatiques, en fait cela bave. Cela  bave avec quelque chose qui n’existe pas en réalité. Malgré tout lorsque je suis allé jouer et que j’ai cherché à obtenir du flair, que j’ai cherché à obtenir des aberrations chromatiques, on ne va pas se cacher, j’en ai obtenu en me mettant dans les pires des situations.

Aberration chromatique

Malgré tout, je trouvais que ce n’était pas si grave que cela et que certes il y avait un peu d’aberrations chromatiques à la grande ouverture, un peu moins à f4 et quasiment plus à 5.6, mais que globalement, c’était quand même plutôt bien maîtrisée. Je peux vous montrer ici par exemple, vous voyez, dans cette situation-là d’une photo surexposée, dans la pire des situations, vous avez le soleil derrière ici un branchage. C’est sûr que si on cherche bien les aberrations chromatiques, vous voyez, on va les trouver.

Il n’y a pas de problème. Enfin globalement, j’ai trouvé que ce n’était pas quelque chose qui était très gênant, lightroom va les enlever assez rapidement, pas un gros problème. De même qu’en terme de flair, j’ai eu beau essayer de générer du flair, en me mettant un peu dans toutes les situations, franchement pas énormément de flair. Alors en encore une fois, si on cherche bien, qu’on le titille à fond, on va trouver du flair. Vous allez trouver d’autres tests qui vont vous montrer plein de flairs probablement. Franchement, je trouve que ce n’est un vrai problème au quotidien et sur tout l’ensemble de photos que j’ai fait que cet appareil photo-là, j’ai trouvé que c’était quand même plutôt bien maîtrisé et que cela constitue un bon compromis.

Défauts optiques

Ce n’est pas entièrement parfait, mais c’est quand même un bon compromis et ce n’est pas un réel problème qu’il va vous embêter dans vos photos. Si vous avez envie de transformer un soleil en étoile comme je l’ai fait ici, c’est parfaitement possible et on va obtenir des jolies étoiles avec énormément de branches. Donc cela, c’est vraiment sympa. Alors évidemment sur un 16 mm, on ne va pas avoir un soleil ultra grand, mais regardez c’est plutôt bien et encore une fois regardez, il n’y pas de flair.

Bon en conclusion, on est sur un excellent compromis proposé ici par fujifilm. Clairement, on est sur un objectif qui est compact, qui est abordable, qui est tropicalisé, qui délivre une belle prestation optique. C’est sûr que si vous voulez la meilleure des prestations, la meilleure des qualités optiques, le moins de distorsions possibles, aucune aberration chromatique, etc., il va falloir aller sur des objectifs qui vont être beaucoup plus gros. Mais ici pour la compacité que propose ce 16 mm 2.8, je trouve que ce qu’il délivre, c’est extrêmement honorable et il n’y a vraiment pas grand-chose à regretter.

Un bon rapport qualité prix

Alors évidemment si vous l’utilisez principalement à l’ouverture 2.8 et que vous avez l’habitude de zoomer fortement dans vos photos, vous allez vous rendre compte que le piqué est un peu mou. Mais si on regarde les photos à distance normale, sans zoomer à 100% ou à 200% dans la photo, on va se rendre compte que l’image délivrée n’est vraiment pas mauvaise et la plupart d’entre vous en seront parfaitement satisfaits. À 5.6, il atteint le piqué quasiment des meilleurs objectifs. Donc, on a la possibilité en fermant un peu l’ouverture d’obtenir un super piqué et cela aussi c’est très bien.

Comme je le dis, les aberrations chromatiques, il y en a un tout petit peu, mais il faut quand même le mettre dans des situations bien particulières pour vraiment les voir. Pour le reste, elle s’enlève extrêmement bien sur lightroom ou sur tout autre logiciel de développement photo. Enfin pour moi, c’est le compagnon parfait d’un X-T30 parce qu’il est compact, c’est le compagnon parfait aussi de toute la gamme des boîtiers tropicalisés de chez fuji parce qu’on a enfin un grand-angle pour quelqu’un qui n’aurait pas envie d’avoir le 16-55. Donc vraiment cet objectif-là, il va finalement aller un peu partout et c’est vraiment top. Il est capable de faire de la photo de rue grâce à un autofocus hyper réactif, il est capable de faire de la photo de paysage et il va aussi être capable de faire de la vidéo cet objectif-là.

Objectif idéal pour le X-T30

Parce qu’une fois montés pour faire un vlog par exemple sur un X-T30 ou sur un X-T3, ils forment un ensemble vraiment extrêmement compact qu’on va pouvoir porter facilement à bout de bras. Cela va être vraiment une belle proposition. Donc vidéo, spectacle, photo de rues, de paysages évidemment, bref c’est un excellent compromis à mon goût qui va convenir aux photographes en quête d’un bon objectif grand-angle qui tient dans la poche. C’est principalement sa force, c’est qu’il tient dans la poche. Regardez, c’est un tout petit objectif, on dirait un objectif micro 4/3.

Voilà ce que j’avais à vous dire sur ce 16 mm 2.8. Si vous avez des questions, cela se passe en commentaire. Je serai ravi de vous .Si vous débarquez chez fuji, vous avez le guide de démarrage du fujiste débutant en cliquant sur les douze conseils juste là et n’oubliez pas les pouces levés vers le haut si vous appréciez la chaîne. Allez à bientôt dans de nouvelles aventures.