Retour sur le X-T10 de Fujifilm : Test et Résultats

Directement conçu dans la lignée du Fujifilm XT1, le nouvel appareil de la marque nippone s’appelle, en toute logique, le XT10. Comme son grand frère, il a un petit côté rétro mais est à la pointe de la technologie d’aujourd’hui car c’est un appareil photo avec connexion Wi-Fi intégrée. Je vais maintenant vous en faire une revue détaillée et vous donner les résultats de mon test Fujifilm X-T10.

Test Fujifilm X-T10 : présentation de l’appareil

Je commence tout de suite par le comparer au X-T1 pour ceux qui me suivent régulièrement et qui ont donc déjà bien entendu parler du grand frère en question. Et bien, le petit frère porte bien son nom puisqu’il perd un centimètre en hauteur, en largeur et en profondeur par rapport au XT1. On retrouve logiquement un allégement de 59 grammes sur ce dérivé de la gamme, et on a enfin un hybride en dessous de 400 grammes. Comme je vous l’ai sûrement déjà dit, je suis passé aux hybrides parce que je n’avais plus la motivation d’emporter systématiquement mon réflex, trop lourd, et j’avais la sensation de rater plein d’opportunités de faire de belles photos. Le poids record du Fuji X-T10 est donc un énorme bon point de mon point de vue.

Le X-T10 possède les mêmes flash intégré et batterie NP-W126 (7,2 V et 1 260 mAh) que le X-T1 et qui ont prouvé être de qualité. Toutefois le XT10 se recharge uniquement avec un chargeur secteur. Il n’y a pas de prise USB pour la charge. L’écran est orientable mais toujours pas tactile et perd un peu en définition par rapport au modèle précédent – sans préjudice car cette fois-ci c’est un OLED très agréable à utiliser. Le viseur électronique est une magnifique dalle OLED de 2 360 000 points avec un excellent rendu. À savoir, il y a une petite différence sur le grossissement qui n’est plus que de 0,62x par rapport au grossissement de 0,77x sur le XT1.

Au niveau des autres caractéristiques techniques à connaître, sachez que le Fujifilm X-T10 est équipé d’un processeur EXR II, d’un capteur APS-C X-Trans II et d’un autofocus à 77 collimateurs mais j’y reviens un peu plus loin, lorsque je teste le Fujifilm X-T10 sur sa qualité d’image.Le X-T10 est beau, c’est indéniable. Avec ses lignes rétro et anguleuses, il se prend bien en main. Sa légèreté fait qu’il est facile à manier. C’est plutôt au niveau de l’ergonomie et de l’utilisation de tous les boutons et molettes qu’il faut prendre le temps de s’habituer, surtout si vous n’avez pas l’habitude du Fujifilm XT1, son prédécesseur.

Pour les plus curieux, je vous laisse visualiser cette vidéo dans laquelle je compare le XT10 avec le XT1 ainsi qu’avec le XT2 et le XT20.

Comment se configure le Fujifilm XT10 ?

Ce n’est pas le modèle le plus simple qui soit, mais une fois qu’on s’y habitue c’est super pratique. Fujifilm a en fait mélangé deux types de mode PASM. Sur ses hybrides grand public, je parle par exemple du X-M1 ou du X-A2, il y a une molette PASM pour sélectionner votre mode d’exposition et les différents modes automatiques. Sur les hybrides qu’on pourrait dire “experts”, comme le XT1, le X-Pro1 ou le X-E2, cette molette PASM est remplacée par la molette des vitesses. Le Fujifilm XT10 a maintenant deux molettes, à droite celles des vitesses et à gauche celles des modes. Pour choisir les modes PASM il faut faire une manipulation un peu plus longue qui consiste à placer la molette des modes sur S et à sortir du mode automatique en poussant sur la tirette située autour du barillet de vitesse.

Vous retrouvez ensuite la touche Q très caractéristique de Fujifilm pour ouvrir un menu rapide sur l’écran. Cela manque de quelques raccourcis directs facilement accessibles, surtout pour jouer sur la sensibilité mais la bonne nouvelle c’est que, comme sur le XT1, vous pouvez les programmer et ainsi avoir une interface qui vous plait et adaptée à vos préférences.

Les détails de la qualité d’image du X-T10

Parlons maintenant du capteur CMOS X-Trans II et du processeur EXR II associé. Avec ses 16,3 Mpx, la qualité d’image du X-T10 est au rendez-vous. Les images sont bien définies et le rendu des couleurs est fidèle et beau. J’ai gardé le zoom qui se trouve dans le kit au moment de l’achat et qui est un Fujinon XC 16-50 mm f/3,5-5,6 OIS II. C’est un zoom classique de la gamme qui a ses qualités et ses défauts surtout au grand-angle mais en zoomant, l’image est toujours très agréable.

Je me concentre maintenant sur la sensibilité. Pour ceux qui travaillent uniquement en RAW, vous pourrez aller de 200 à 6 400 ISO. Sur cette plage de sensibilité vous êtes tranquille, les résultats sont au top et les images concurrencent aisément celles des boîtiers 24 x 36 mm. Sachez que le X-T10 peut monter jusqu’à 51 200 ISO si vous travaillez en JPG et en obturation mécanique. Quoiqu’il en soit, les images restent très propres jusqu’à 12 800 ISO, ce qui laisse déjà beaucoup de marge. L’autofocus du XT10 reste très proche de celui du XT1. Je vous invite donc à revoir mes commentaires à son sujet dans ce test Fujifilm X-T1.

L’esprit Fujifilm demeure et vous avez de nombreux filtres caractéristiques de la marque pour jouer avec les couleurs vives, les couleurs douces comme le Provia, le Velvia, l’Astia, le Classic Chrome, le B&W…

La vidéo sur le Fuji XT10

Le Fuji XT10 donne la possibilité de filmer en de nombreux formats, du 24p au 60p, en Full HD 1920 x 1080 pixels, en MP4… Cependant les appareils Fuji n’ont jamais été les héros de la vidéo et ne le sont toujours pas. L’image est belle mais peu de réglages possibles puisqu’il est uniquement possible de modifier l’exposition pendant la prise de vue. Le son lui aussi est propre et il est également possible de brancher un micro externe avec un jack 2,5 mm comme sur le XT1.

Pour en conclure avec le test Fujifilm XT10

Un joli boîtier léger facilement transportable et comportant une technologie performante : voici la conclusion du test XT10. Alors certes, il semble un peu compliqué d’accès à première vue, et je vous conseille vivement de vous y intéresser de près pour profiter au maximum de toutes les possibilités qu’offre cet hybride Fuji XT10. Je vous livre mes astuces pour l’utiliser à sa pleine capacité dans ma masterclass ici. À très bientôt pour la suite des aventures !