On voit ensemble le film ACROS disponible sur Fuji X (X-T2 / X-T20 / X-E3 / X-Pro2 et X100f) dédié au noir & blanc. Très réputé, certains changent leur appareil photo rien que pour l’avoir … A travers les mots de Fujifilm, je vous explique ce qu’est ACROs, quelles sont ses particularités, ses caractéristiques…

le monochrome a pris un coup de vieux à la sortie d’ACROS 🙂

Source : http://fujifilm-x.com/fr/x-stories/the-newest-film-simulation-acros/

 

Aujourd’hui, je vous propose un épisode spécial pour conclure cette série de quatre vidéos sur les simulations de film Fujifilm. On a d’abord vu les simulations de film couleur, on a vu les noirs et blancs et je vous ai ensuite montré comment créer vos propres simulations de film. Sur cette série pour la rendre plus rapidement à regarder, c’est vrai que les vidéos en général de 20, 30 minutes, elles sont moins à regarder, c’est comme cela.

Du coup, je suis plutôt allé à l’essentiel et je ne vous ai pas montré beaucoup de photo pour chaque simulation. Alors, c’était voulu, ce n’est de toute façon pas évident à faire, il faut trouver à chaque fois, pour chaque film les cas où cela fonctionne ou cela ne fonctionne pas, il faut des cas de comparaison.

Bref, je l’ai comme idée, c’est prévu, mais c’est vraiment un travail à plein temps à mettre en place. Aujourd’hui, je vais vous parler de la simulation de film ACROS, c’est la plus légendaire et la plus connue. Du coup, elle a droit à sa propre vidéo dédiée. Sachez que dans cette vidéo, je n’invente absolument rien, elle est entièrement basée sur une page disponible sur le site officiel de Fujifilm.

Donc moi je n’ai fait que la retranscrire en français pour vous et la tourner en vidéo. Alors lorsque Fuji lance l’ACROS, cela fait déjà 10 ans en fait qu’ils ont introduit le concept de simulation de film. Cela remonte même au finepix F800 qui est sorti en 2003. Donc vous voyez,  cela fait vraiment un moment. À l’époque, il existe déjà une simulation de film monochrome qui est nommé black and white. Cela restitue une qualité d’image qui est quand même assez réputé à l’époque.

Le film black and white, il est basé sur provia et il n’est pas donc étudié 100 % pour le noir et blanc. L’équipe du design chez Fuji estime qu’il est temps maintenant de nommer un film en utilisant un nom célèbre comme monochrome ou ACROS. Mais d’abord, ils doivent atteindre un certain standard. Et cela pour eux, c’est très important et ils vont y travailler pour que cela soit des vrais films pensés pour le monochrome.

Le premier palier est franchi avec la sortie de la simulation de film monochrome, mais pour arriver à sortir un ACROS, ils doivent encore arriver à franchir un nouveau cas. Du coup, le cahier des charges pour construire ce mode ACROS, c’est le suivant. ACROS, il doit être capable de faire ressortir les détails comme l’était la pellicule ACROS qui a été vendue à l’époque et qui était considérée comme ayant le grain le plus fin du monde.

Ensuite, elle devait permettre d’obtenir une texture qui était semblable à celle de l’impression, un peu à la manière dont une photo apparaîtrait lorsqu’elle est prise par un film monochrome et ensuite imprimé sur un papier photographique. Avant de devenir l’ACROS numérique qu’on connaît aujourd’hui en fait, il leur fallait arriver à un film capable de faire ressortir aussi bien les détails les plus fins que les textures du sujet.

Regardons maintenant ensemble la courbe des tonalités de l’image. Cette courbe de tonalité, elle est spécifiquement conçue pour ACROS et elle a une caractéristique assez distincte par rapport à ce qui se faisait avant en black and white. D’abord dès les tons sombres et jusqu’aux tons clairs, on voit que la courbe, elle est quand même assez dure et se faisant en fait, on met en valeur les détails et par conséquent l’image apparaît vraiment propre et nette.

Par contre, cela ne signifie pas du tout qu’ACROS est sujet à la surexposition et la plage dynamique reste absolument la même. On va s’attarder sur les ombres puisque c’est vraiment là où ACROS a une spécificité. La courbe des tonalités, elle devient beaucoup plus douce et contrairement à la courbe vraiment qui était dur au milieu, cela signifie que nous n’allons pas du tout perdre de détail autant que possible dans les plages d’ombre.

L’essence même de l’expression noir et blanc en fait, c’est d’exister dans les détails et dans les zones sombres. Si c’est trop mou, l’image devient fade et à l’inverse si elle est trop dure, l’image va prendre de profondeur. L’équilibre optimal, c’est vraiment dans les zones d’ombre, c’est la qualité qui va déterminer ensuite le noir et blanc. Évidemment, on ne peut pas tout réduire à une courbe des tonalités, pour obtenir justement cette texture qui était l’objectif d’ACROS, le grain du film est un autre élément important.

Le mode ACROS a un algorithme de réduction du bruit qui est complètement différent des autres modes. La granulosité des films alors moi, je n’y connais rien, mais d’halogénure d’argent et ce qu’à l’époque voyais comme bruit, c’est aujourd’hui ce qu’on appelle le bruit numérique. Pour les images couleur, ce sont des bruits indésirables, mais dans le cas d’image monochrome, cela devient une texture qui est vraiment importante.

Transformer le bruit en texture de grain et ce qui rend ACROS unique et différent. Alors évidemment, d’autres fabricants mettent également en œuvre l’idée de recréer du grain pour améliorer la texture. Fujifilm n’est pas du tout la seule marque à le faire. Vous pouvez trouver des filtres grains avec des logiciels de posttraitement comme ligthroom et de nombreux photographes vont ajouter du grain pour obtenir l’effet de film monochrome.

La plupart d’entre eux vont essayer d’y parvenir en ajoutant, ils ajoutent un élément, une surcouche avec du grain à l’image original. Ils n’ajoutent pas cela, mais bon. C’est l’ajout d’une surcouche. Cela change la composition originale de l’image, cela vient en surimpression dessus. Ce n’est pas quelque chose qui est très naturel. ACROS, lui est beaucoup plus intégré dans l’image. Il est développé au cœur de l’image pour obtenir une expression de grain qui est à la fois très complexe et très naturelle.

Ce sont des tons et expressions de grain qui sont différents, selon qu’ils sont ajoutés dans des zones qui sont plutôt sombres ou des zones qui sont plutôt claires. On n’a pas du tout le même grain. Contrairement aux autres filtres ACROS, il ne mettra pas par exemple deux grains qui ne paraîtraient pas naturels dans les hautes lumières. Mais il va ajouter au niveau des tons sombres, du grain très subtil qui va ajouter de la profondeur à l’image.

Le grain est modifié en fonction de la sensibilité ISO. Si les ISO augmentent, l’effet de grain, il devient plus fort, beaucoup plus visible comme c’était le cas à l’époque des pellicules. En photo numérique, on cherche en général à prendre des photos avec les sensibilités ISO, les plus basses. ACROS vient complètement chambouler tout cela et il vous pousse en fait à monter les ISO pour tirer parti de ces qualités uniques.

L’effet de grain devient apparent à une sensibilité ISO plus élevée. Vous pouvez donc intentionnellement augmenter les ISO pour profiter de cet effet. ACROS est réservé aux X Trans III accompagnés du processeur X processeur Pro. Donc la toute dernière génération des appareils photo.

Bien que Lightroom permette de faire d’ACROS, sachez qu’il ne s’agit pas exactement du même ACROS que celui qui est produit directement dans les appareils. Fujifilm dit que celui produit pour ses JPG est impossible à reproduire sur l’ordinateur, puisqu’incorporer directement dans le processeur de l’appareil photo.

ACROS est le fruit de 10 ans de travail et de recherche dans les laboratoires Fuji. Du moins en tout cas, c’est ce qu’ils ont dit. Vous avez compris, ACROS est un film un peu à part dans la galaxie Fujifilm. Il se distingue du monochrome qui reste un film noir et blanc standard. ACROS essaie vraiment d’avoir sa propre personnalité. Donc, il va mêler cette histoire de faire ressortir les détails et les ombres.

À la fois très dure avec très contraster au milieu, mais très doux aussi bien sur les ombres que sur les hautes lumières pour préserver toute la richesse finalement de l’image. À aucun moment, on ne cherche à avoir de la surexposition ou des zones bouchées. On essaie au contraire que tout soit mettre en valeur et qu’il y ait vraiment une espèce de poésie dans l’image et une espèce d’harmonie.

C’est vrai que Fuji a réussi à reproduire avec le film ACROS qui est de plus en plus copié et on voit de plus en plus de gens qui essayent de reproduire avec des préceptes le fonctionnement d’ACROS, mais jusqu’à maintenant j’ai fait des recherches justement pour cet épisode, à ma connaissance, personne ni est même arrivé, ni même arrivé à s’en approcher. Donc, on voit vraiment qu’ACROS est unique.

Voilà ce que j’avais à vous dire sur ACROS. Encore une fois, tout ce que je vous ai dit est sorti direct de chez Fujifilm. Donc, je n’ai pas voulu, j’ai voulu garder à peu près le ton, la façon dont il disait, les mots qu’ils ont employés, c’est avec une certaine poésie que j’ai essayé de vous préserver même si elle a été traduite en français par mes soins.

Voilà cette vidéo est maintenant terminée. Si vous l’avez aimée, lâchez-moi un pouce levé vers le haut. Si vous avez des questions ou des commentaires, cela se passe juste en bas de cette vidéo et je vous réponds. Si vous découvrez la chaîne avec cette vidéo, cliquez sur mon visage, appuyez sur le bouton s’abonner et juste en bas de la vidéo, vous avez une petite cloche, cliquez sur la petite cloche pour être prévenue des prochaines vidéos, sinon Youtube ne vous préviendra pas.

Il ne me reste plus qu’à vous laisser reprendre le cours normal de vos activités et vous souhaitez une excellente journée. Salut !