Voici le test de l’objectif fujifilm FUJINON XF10-24 mm F4 qui est l’ultra grand angle de la gamme des objectifs !

Vous pouvez le mettre sur n’importe quel appareil photo fujifilm x-t2, x-t20, x-pro2, x100f, x-t1, x-t10, xt2, xt20, xpro2 …

Quasiment rien à reprocher à cet objectif :

  • Exempt de défaut optique
  • Piqué génial
  • AF au top

Seul peut lui manquer une tropicalisation ou une ouverture plus lumineuse pour les photos de nuit.

Bref, vraiment une super optique !

La vidéo « Test FUJINON xf 10-24 mm F4 R OIS by Fujifilm »

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Le script de la vidéo « Test FUJINON xf 10-24 mm F4 R OIS by Fujifilm »

→ Attention, je vous aide en vidéo et le texte ci-dessous n’a pas vocation a être lu car il a été généré automatiquement. Intéressez-vous plutôt à la vidéo ci-dessus donc 🙂

Aujourd’hui, je vous parle du XF10-24 mm. C’est une optique qui n’est pas récente, mais c’est une optique dont j’avais envie de vous parler puisqu’elle sort un peu des classiques. Donc, c’est une optique, ce qu’on appelle super grand-angle. Je pense que cela peut intéresser certains d’entre vous.

C’est une optique que j’ai depuis quelque temps, qui est un peu à part dans la gamme Fujifilm puisque c’est une optique qui commence au 10 mm. C’est un équivalent de 15 mm sur un full frame. C’est vraiment une très grand-angle. Donc voilà, je voulais vous en parler et vous montrer un peu qu’est-ce que cela donne puisqu’il ne faut pas se fier aux focales.

Etre conscience de la focale

Il y a une différence absolument énorme entre un 10 mm et un 24 mm alors que pourtant en termes de nombre, c’est très proche. Mais vous allez voir, cela n’a rien à avoir, par exemple, la différence entre un 200 mm et un 210 mm où là c’est la même chose. Mais pour du grand-angle comme cela, c’est une différence qui est absolument gigantesque.

Cette optique-là, je voulais vous la montrer. Alors d’abord, je vous la montre. Voilà ce que cela donne monté sur un X-T20. C’est raisonnable, on va dire. Ce n’est pas une optique qu’on peut qualifier de compact, mais elle est quand même raisonnable.

Pour rappel, cette optique s’appelle le FUJINON XF10-24 mm et elle ouvre à F4 R OIS. C’est une optique qui dispose de la stabilisation OIS de chez Fujifilm. Donc, on le voit, ce sont les anciens capuchons de chez Fujifilm qui passent comme cela. La bête XF10-24 mm, donc 72 de diamètre.

Ouverture constante a F4

Qu’est-ce qu’on peut en dire ? On remarquera que la bague ici pour régler l’ouverture n’est pas graduée, donc impossible de savoir si vous ouvrez à F2, si vous êtes en automatique, si vous ouvrez à F16, si vous ouvrez à F22. Ce n’est pas terrible, je trouve. Fujifilm nous a habitués à graduer sa bague d’ouverture. Ce n’est pas le cas ici. Donc voilà, une bague pour régler le zoom ici. Vous avez un indicateur de focale et une bague pour la mise au point ici.

Au niveau des boutons, comme vous pouvez le voir, vous avez le choix entre activer ou désactiver la stabilisation et vous avez un bouton pour passer en automatique puisque la bague d’ouverture n’étant pas graduée, c’est difficile de savoir où est-ce qu’on en est. Donc ici, vous pouvez vous mettre en automatique via le bouton.

Une optique technique a utiliser

Vous avez des perspectives, au lieu d’être comme cela, vous allez vous retrouver avec des bâtiments qui vont être comme cela et qui vont être comme cela. Cela va vraiment gâcher votre image. Et même en essayant de corriger en posttraitement, la perspective est tellement accentuée que c’est très difficile à rattraper.

Ce sont donc des appareils qui sont un peu exigeants, beaucoup plus exigeants qu’un 24 mm par exemple. Ce sont des appareils qui sont faits pour faire de l’architecture. Moi, je les ai conseillés, je l’ai fait utiliser à des agents immobiliers puisque ces appareils pour faire de l’immobilier, pour faire des photos de maisons, pour faire des photos de pièces, je trouve, sont très bons.

Cela donne une impression de volume. Cela permet de voir beaucoup plus de choses que du 24 mm. Mais bon, ce sont des appareils qui ne sont pas faits pour faire des photos classiques. Il faut vraiment savoir les utiliser, à cause, notamment, de ces déformations. Et il faut savoir les utiliser aussi puisque c’est fait pour du paysage ou de l’architecture.

Qualité du piqué

En termes de qualité, j’ai trouvé cet objectif très bon. Je n’ai vraiment rien à lui dire. C’est vrai que pour mesurer le piqué, comme cela, sans être en laboratoire, c’est beaucoup plus difficile sur un objectif comme cela très grand-angle où on a du mal à pouvoir regarder les détails en grand puisque le principe c’est justement de voir beaucoup de choses. Donc que même à un, je trouve la qualité très bonne. Je n’ai pas grand-chose à lui reprocher.

L’autofocus de même ne m’a pas posé spécialement de problèmes. Je n’ai pas testé plus que cela la stabilisation puisque j’estime que dans du grand-angle, on n’a pas forcément besoin de stabilisation. Bien que comme il ouvre à quatre, cela peut être une réponse aussi de la part de Fujifilm de dire : il ouvre à quatre, vous pouvez prendre (puisque c’est fait pour du paysage, donc des sujets qui sont plutôt immobiles) des photos à des vitesses très basses. Donc, elle a quand même un sens. Elle n’est pas là pour rien.

Défauts optiques

En termes de vignetage et de distorsion, sachez que tout simplement il n’y en a pas. Donc là encore, je pense que Fujifilm est conscient que quand on prend des photos de paysage, quand on prend des photos comme cela d’architecture, on n’a pas forcément envie, on fait attention aux distorsions, on fait attention aux lignes puisque par défaut on va avoir une étendue de l’image, un champ qui va être très large. Donc, si on a une ligne qui fait comme cela, on va le voir tout de suite. Fujifilm a bien bossé là-dessus et l’objectif est absolument exempt de ces défauts.

C’est une optique encore une fois que je vous recommande. Je n’ai pas grand-chose à dire de mauvais dessus. On va passer rapidement sur l’ordinateur pour que je vous montre deux, trois photos, histoire que vous le voyez de vos propres yeux. Alors première photo, j’ai fait quelques photos à Barcelone. Donc là, c’est sur le port. Au 10 mm, on voit à F4, à une vitesse assez rapide. On voit qu’on a une vue très large du port. Pour bien se rendre compte de la vue qu’on a au 24 mm, j’ai fait la même photo, mais au 24 mm.

Exemples d’utilisation

À l’inverse, on se rend compte avec cette optique, là par exemple la Sagrada Familia à Barcelone toujours, on voit que j’étais devant. J’ai essayé au maximum d’être parallèle à la cathédrale. Pour autant, elle ne rentrait pas dans le champ puisque forcément c’est un objet qui est très haut et moi j’étais tout en bas. Donc, l’idéal pourrait d’être surélevé, mais cela n’arrivera jamais dans ces cas-là et on se rend compte tout de suite que la déformation des perspectives puisqu’on voit qu’au lieu d’être droit, on a des lignes fuyantes qui sont vraiment convergentes vers le ciel.

On voit que la grue, c’est pareil. La grue qui est sur le côté, là à droite, elle est complètement tordue. Donc, on s’expose avec ce genre d’optique à ces défauts-là qui sont difficilement corrigeables même en posttraitement. Ou alors, il faut un recadrage qui est vraiment très là la photo. Une fois recadrée, elle sera presque en portrait.

Paysage

Voilà une autre vue, pareille de la Sagrada Familia où on voit bien que les perspectives sont déformées. Et le problème c’est que si j’avais essayé d’être droit, si je m’étais appliqué à être vraiment droit, je devais couper toute une bonne partie du toit, je pense qu’on s’arrêtait à peu près en haut. On s’arrêtait à peu près ici.

Voilà une photo d’un moulin. Là, c’est pareil. J’ai essayé d’être vraiment droit. Pour autant, on voit des lignes fuyantes. On voit qu’ici les barrières de défense ne sont pas droites. De même qu’on voit que le moulin, pourtant il est parfaitement droit ce moulin, on voit que la base est beaucoup plus large que le haut. Et cela, c’est la vue du moulin si je n’avais eu que du 24 mm, le style de photos que j’aurais pu faire.

Immobilier & Architecture

Une photo, je disais tout à l’heure pour faire de l’immobilier. Par exemple même dans une grande maison, on arrive à faire des photos qui mettent en valeur la maison, chose qu’aujourd’hui un agent immobilier, par exemple, ne peut pas faire. Donc, cela marche pour de l’architecture. Cela marche pour de l’immobilier.

Absence totale de vignetage, on voit que les coins sont exactement de la même couleur que le centre. Absence totale de distorsion, les lignes restent absolument droites. Donc voilà, en conclusion, c’est une optique sur laquelle je n’ai pas grand-chose à reprocher. Là par exemple, j’ai zoomé à 100 %.

Regardez les pierres, le bois, on voit tous les détails. Je ne vois pas trop ce qu’on pourrait reprocher à cette optique. Là pareil, je suis zoomé en 1, 1/1 sur la Sagrada Familia. On voit vraiment tous les détails. C’est précis. Là par exemple, je zoome en deux fois. Et même en deux fois, on s’aperçoit qu’on a des images qui sont vraiment très nettes.

Excellent zoom de paysage

C’est vraiment une bonne optique. Si vous cherchez vraiment à faire du grand-angle, que vous aimez le paysage, que vous aimez les architectures, faire des photos de tour, faire les photos de grands plafonds, faire des photos de bibliothèques, faire des photos comme cela, c’est une optique qui est vraiment et quasiment indispensable. Elle est chère à 1000 €, mais elle ajoute vraiment une touche de créativité qu’aujourd’hui vous n’aviez pas avec vos boîtiers.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce XF10-24 mm. C’est une optique qui est quand même déjà un peu ancienne, mais pour autant elle me donne pleine satisfaction et je n’ai vraiment rien à lui reprocher. Elle a un piqué qui est parfait. Elle a un autofocus qui parfait. Elle a la stabilisation, pas de distorsion, pas de vignetage. Son seul défaut finalement, c’est son prix, 1000 €. Donc oui, cela fait un peu mal effectivement.